Collectif Revara´a Moni Rahi pour la continuité territoriale
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REVUES DE PRESSE 2008

Déplacement des familles endeuillées : mise en œuvre des OSP par Air Caraïbes - 10-03-2008

Air Caraïbes, sous l’impulsion du Délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer et du Secrétaire d’Etat à l’outre-mer va appliquer des tarifs réduits pour permettre toute l’année le déplacement des familles endeuillées entre les DOM et l’hexagone.

Il s’agit d’une mise en œuvre de l’obligation de service public (OSP) imposée aux compagnies aériennes entre la métropole et les départements d’outre-mer par le gouvernement et publiée au Journal officiel de l’Union européenne (JOCE) dans son édition du 19 octobre 2007 (page C 245/10 point n° 2.2). L’article 2.2 prévoit en effet que « les personnes devant se déplacer de façon urgente en raison du décès d’un parent ascendant ou descendant au premier degré doivent bénéficier des meilleurs efforts du transporteur pour accéder prioritairement au premier vol en partance. Sur présentation d’une copie de l’avis de décès, elles bénéficient du meilleur tarif disponible sur le vol emprunté sans application des conditions associées à ce tarif. »

Les différentes réunions entre le délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, le Secrétariat d’Etat à l’outre-mer d’un côté et les compagnies aériennes de l’autre, ont permis de régler deux difficultés qui empêchaient l’application du dispositif. : la preuve du décès et du lien de parenté et le calcul du meilleur tarif disponible.

Pour soutenir les familles en cas de décès, Air Caraïbes propose désormais aux familles endeuillées de bénéficier tout au long de l’année d’une remise de 250 € pour l’achat d’un billet A/R sur le tarif public disponible au moment de la demande (hors tarif promotionnel).

Outre cet avantage financier, Air Caraïbes permet aux familles de : Ø modifier les dates de voyages sans pénalité, (seul le réajustement tarifaire sera demandé en cas de changement de classe de réservation) Ø d’être intégralement remboursé en cas d’annulation du voyage, sans frais.

De plus, la compagnie propose aux familles souhaitant absolument partir alors que les vols sont complets de leur garantir la réservation ferme et l’embarquement sur un vol leur permettant d’assister aux obsèques, moyennant le règlement d’un billet au plein tarif (classe Y).

Cette offre est valable pour 4 personnes d’une même famille (ascendants/ descendants de la personne décédée) pour un départ dans les 72h.

Afin de bénéficier de ce service, les familles doivent s’adresser directement à Air Caraïbes (à l’aéroport, dans les agences de voyage Air Caraïbes ou par téléphone) et fournir les justificatifs suivants :

Ø Copie du certificat de décès délivré par le médecin ou tout autre document officiel délivré par la Mairie de résidence du défunt Ø Copie d’un document officiel prouvant le lien de parenté ascendant ou descendant au premier degré (livret de famille, acte de naissance...).

La Mairie de résidence ou de naissance du défunt doit être l’organisme garant de la validité de la demande à travers l’établissement d’une attestation officielle de liens familiaux entre le défunt et les personnes qui souhaitent voyager. Le point de vente Air Caraïbes est chargé de contrôler que le dossier de demande est complet.

Informations par téléphone : +33820835835 et sur www.aircaraibes.com

Le Délégué interministériel pour l’égalité des chances des français d’outre-mer qui travaille activement à l’amélioration des conditions de transport aérien, entre la métropole et l’Outre-Mer avec le Secrétariat d’Etat à l’outre-mer, poursuivra ses efforts afin que les autres compagnies aériennes desservant les DOM mettent en œuvre la mesure dans les délais les plus rapprochés.


Déplacement des familles endeuillées : mise en œuvre des OSP par Air France - 4-04-2008

Air France, sous l’impulsion du Délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer et du Secrétaire d’Etat à l’outre-mer va appliquer des tarifs réduits pour permettre le déplacement des familles endeuillées entre les DOM et l’hexagone à partir du 1er avril.

Il s’agit d’une mise en œuvre de l’obligation de service public (OSP) imposée aux compagnies aériennes entre la métropole et les départements d’outre-mer par le gouvernement et publiée au Journal officiel de l’Union européenne (JOCE) dans son édition du 19 octobre 2007 (page C 245/10 point n° 2.2). L’article 2.2 prévoit en effet que « les personnes devant se déplacer de façon urgente en raison du décès d’un parent ascendant ou descendant au premier degré doivent bénéficier des meilleurs efforts du transporteur pour accéder prioritairement au premier vol en partance. Sur présentation d’une copie de l’avis de décès, elles bénéficient du meilleur tarif disponible sur le vol emprunté sans application des conditions associées à ce tarif. »

Les différentes réunions entre le Délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, le Secrétariat d’Etat à l’outre-mer d’un côté et les compagnies aériennes de l’autre, ont permis de régler deux difficultés qui empêchaient l’application du dispositif. : la preuve du décès et du lien de parenté et le calcul du meilleur tarif disponible.

Voici les modalités pratiques retenues par Air France :

   Aucune contrainte d’accès au tarif : possibilité d’achat jusqu’au jour du départ, pas de séjour minimum, gratuité du changement avant et/ou après départ, gratuité en cas d’annulation.
   Tarif « Tempo 6 », c’est-à-dire tarif le plus bas de la classe économique.
   Tarif non « saisonnalisé ».

Cette offre est accessible à quatre personnes maximum de la famille devant voyager des DOM vers l’hexagone ou de l’hexagone vers les DOM. 

La Mairie de résidence ou de naissance du défunt doit être l’organisme garant de la validité de la demande à travers l’établissement d’une attestation officielle de liens familiaux entre le défunt et les personnes qui souhaitent voyager. Le point de vente Air France est chargé de contrôler que le dossier de demande est complet, les passagers n’ayant qu’à présenter leur pièce d’identité à l’aéroport.

Le Délégué interministériel pour l’égalité des chances des français d’outre-mer qui travaille activement à l’amélioration des conditions de transport aérien, entre la métropole et l’outre-mer avec le Secrétariat d’Etat à l’outre-mer, poursuivra ses efforts afin que les autres compagnies aériennes desservant les DOM mettent en œuvre la mesure dans les délais les plus rapprochés.


Déplacement des familles endeuillées : mise en œuvre des OSP par Air Austral - 7-04-2008

Après Air France, c’est au tour d’Air Austral sous l’impulsion de Patrick Karam, en lien avec le Secrétaire d’Etat à l’outre-mer, d’annoncer l’application de tarifications particulières pour permettre le déplacement des familles endeuillées entre les DOM et l’hexagone à partir du 7 avril.

Il s’agit d’une mise en œuvre de l’obligation de service public (OSP) imposée aux compagnies aériennes entre la métropole et les départements d’outre-mer par le gouvernement et publiée au Journal officiel de l’Union européenne (JOCE) dans son édition du 19 octobre 2007 (page C 245/10 point n° 2.2). L’article 2.2 prévoit en effet que « les personnes devant se déplacer de façon urgente en raison du décès d’un parent ascendant ou descendant au premier degré doivent bénéficier des meilleurs efforts du transporteur pour accéder prioritairement au premier vol en partance. Sur présentation d’une copie de l’avis de décès, elles bénéficient du meilleur tarif disponible sur le vol emprunté sans application des conditions associées à ce tarif. »

Les différentes réunions entre le délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, le Secrétariat d’Etat à l’outre-mer d’un côté et les compagnies aériennes de l’autre, ont permis de régler deux difficultés qui empêchaient l’application du dispositif. : la preuve du décès et du lien de parenté et le calcul du meilleur tarif disponible.

Les modalités pratiques retenues par Air Austral sont les suivantes :

  Accès au niveau tarifaire QLSX basse saison (le tarif le plus bas de leur grille publique, hors promotion) quelle que soit la date de voyage.
  Suppression de la contrainte de séjour minimum.
  Pour un séjour n’excédant pas 14 jours
  Possibilité de modifier les dates de voyage sans pénalité.
  Remboursement intégral des billets en cas d’annulation. Pour justifier de ces conditions, les membres de la famille devront fournir une copie du certificat de décès délivré par le médecin ou tout autre document officiel délivré par la Mairie de résidence du défunt, ainsi qu’un document prouvant le lien de parenté avec celui-ci (acte de naissance, copie de livret de famille, etc...)..

Le Délégué interministériel pour l’égalité des chances des français d’outre-mer qui travaille activement à l’amélioration des conditions de transport aérien, entre la métropole et l’outre-mer avec le Secrétariat d’Etat à l’outre-mer, poursuivra ses efforts afin que les autres compagnies aériennes desservant les DOM mettent en œuvre la mesure dans les délais les plus rapprochés.


Déplacement des familles endeuillées : mise en œuvre des OSP par CORSAIR Fly - 11-04-2008

Corsair Fly, sous l’impulsion du Délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer et du Secrétaire d’Etat à l’outre-mer va appliquer des tarifs réduits pour permettre le déplacement des familles endeuillées entre les DOM et l’hexagone.

Il s’agit d’une mise en œuvre de l’obligation de service public (OSP) imposée aux compagnies aériennes entre la métropole et les départements d’outre-mer par le gouvernement et publiée au Journal officiel de l’Union européenne (JOCE) dans son édition du 19 octobre 2007 (page C 245/10 point n° 2.2). L’article 2.2 prévoit en effet que « les personnes devant se déplacer de façon urgente en raison du décès d’un parent ascendant ou descendant au premier degré doivent bénéficier des meilleurs efforts du transporteur pour accéder prioritairement au premier vol en partance. Sur présentation d’une copie de l’avis de décès, elles bénéficient du meilleur tarif disponible sur le vol emprunté sans application des conditions associées à ce tarif. » Les différentes réunions entre le délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer, le Secrétariat d’Etat à l’outre-mer d’un côté et les compagnies aériennes de l’autre, ont permis de régler deux difficultés qui empêchaient l’application du dispositif. : la preuve du décès et du lien de parenté et le calcul du meilleur tarif disponible.

Corsair Fly propose désormais aux familles endeuillées de bénéficier toute l’année d’un tarif fixe :

   500€ de/vers la Guadeloupe et la Martinique.
   700€ de/vers la Réunion

Cette offre est accessible dans la limite des places disponibles à six personnes maximum de la famille, ascendants ou descendants directs du défunt.

D’autre part Corsair Fly autorise les modifications des dates de voyage sans pénalités, ou les annulations sans frais (remboursement intégral des billets)

Le Délégué interministériel pour l’égalité des chances des français d’outre-mer qui travaille activement à l’amélioration des conditions de transport aérien, entre la métropole et l’outre-mer avec le Secrétariat d’Etat à l’outre-mer, poursuivra ses efforts afin que les autres compagnies aériennes desservant les DOM mettent en œuvre la mesure dans les délais les plus rapprochés.

15 avril 2008

Inquiétudes sur le sort réservé à la continuité territoriale dans la future loi-programme

Enregistré dans : Communiqués de presse — Victorin LUREL @ 19:15

Victorin LUREL déclare sa totale désapprobation au vu du nouveau dispositif de continuité territoriale envisagé dans le projet de loi programme pour l’Outre-Mer.

Il s’agit d’un grave retour en arrière sur le principe de décentralisation et d’une désolidarisation patente de l’Etat envers les outre-mers.

Acquis de haute lutte, le principe de continuité territoriale semble n’avoir plus aucun sens pour le Gouvernement. En premier lieu, le montant du nouveau fonds de continuité territoriale ne bénéficierait plus d’aucune garantie d’évolution. Il pourrait donc à courte échéance être réduit ou disparaître purement et simplement.

Ensuite, le passeport mobilité et le fonds de continuité territoriale seraient désormais financés sur la même dotation. On perçoit clairement la volonté de faire des économies au détriment des ultra-marins.

Atteinte inacceptable à la décentralisation, le bénéfice du fonds serait désormais subordonné, pour chaque collectivité, à une contribution de la Région ou de la collectivité concernée. Les collectivités seraient donc contraintes de verser leur obole au préalable pour pouvoir compter ensuite sur la solidarité nationale. Le gouvernement n’a pas osé la même audace avec nos amis corses.

Enfin, avec l’instauration du système prévu par le projet de loi programme, l’Etat entend revenir sur un système mis en place par la Région. Cela revient à annihiler les efforts consentis par la Région Guadeloupe qui a recruté des agents, aménagé des locaux et mis au point des systèmes informatisés.

Voulue « ambitieuse » par le Président de la République, la future loi programme s’avère angoissante non seulement pour les élus et les socioprofessionnels, mais aussi pour les 20.000 Guadeloupéens qui, chaque année, bénéficiaient d’une réduction sur les billets d’avion vers l’Hexagone.

Equipe VL

AFP - samedi 7 juin 2008

Le secrétaire d’Etat a l’Outre-mer Yves Jégo a annoncé vendredi en Guadeloupe plusieurs modifications possibles au projet de loi programme pour l’outre-mer, tres attendues dans les milieux socio-professionnels.

Devant une quarantaine de responsables économiques réunis a l’aéroport de Pointe-a-Pitre, M. Jégo a indiqué qu’il y aurait un délai de transition d’environ trois années entre le systeme actuel de défiscalisation pour le logement et le futur systeme, qui doit mettre l’accent sur le logement social.

"En attendant que le levier du logement social porte ses fruits, j’ai proposé que toutes les opérations dont le permis de construire aura été déposé avant le 31 décembre 2009 puisse bénéficier de la loi Girardin a plein", a déclaré M. Jégo.

D’autre part, "l’accession a la propriété sera maintenue dans le dispositif de défiscalisation". Il en ira de meme pour le logement intermédiaire "dans des proportions que nous sommes en train de négocier" (notamment avec le ministere des Finances), a-t-il annoncé.

Les parametres de subventions accordées aux constructeurs de logements grâce a la ligne budgétaire unique (200 millions d’euros) vont etre révisés en hausse avant fin juin "pour qu’ils correspondent a la réalité du marché".

M. Jégo a également annoncé que les plafonds des réductions fiscales prévues seraient relevés pour les secteurs prioritaires des DOM.

"Nous pensons porter le plafond de 50.000 a 100.000 euros pour la taxe professionnelle et de 150.000 a 200.000, voire 250.000 euros, pour l’impôt sur les sociétés, pour permettre un soutien significatif", a-t-il dit.

Le chiffre précis sera arreté d’ici au 25 juin, date d’une réunion a Paris avec les socio-professionnels.

Le gouvernement peaufine également la réforme des exonérations de cotisations sociales "pour que ça ne pese pas sur les secteurs prioritaires, notamment le secteur du tourisme" et qu’il n y ait pas d’effet négatif sur l’encadrement intermédiaire des entreprises.

La ministre de l’Intérieur et de l’Outre-mer Michele Alliot-Marie, qui poursuivait vendredi son déplacement aux Antilles, a affirmé sur RFO que le projet de loi programme "devrait passer devant le Parlement a l’automne prochain".

Les Nouvelles de Tahiti du 03 décembre 2008

Cf fichier pdf



Jégo : la réforme des congés bonifiés des fonctionnaires "se fera en 2009"

Paris, 11 décembre 2008 (AFP - 15h48)

Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo, a annoncé jeudi que la réforme des congés bonifiés dont bénéficient certains fonctionnaires en service dans les DOM et en métropole se ferait "en 2009", au moment où les syndicats manifestaient dans Paris contre ses réformes.

Dans un communiqué, M. Jégo a indiqué que "la réforme des congés bonifiés, qui permettent aux fonctionnaires d’outre-mer de rejoindre régulièrement leurs terres natales, se fera en 2009".

Le système de "congés bonifiés", 30 jours supplémentaires accordés tous les 36 mois, donne 65 jours de vacances au total tous les trois ans sur le lieu de la résidence habituelle déclarée des fonctionnaires.

Il aboutit à une forte concentration des départs, faisant monter les prix des billets d’avion.

Entre 31.000 et 33.000 personnes, fonctionnaires et leurs ayant-droit, bénéficient chaque année de ces congés.

L’administration paie les frais de transport de l’agent et de sa famille et la majoration de rémunération (35 à 40%) servie pendant le séjour.

M. Jégo rencontrera, "dès le mois de janvier, les organisations syndicales avec pour objectif d’aboutir au printemps à un texte consensuel permettant à la fois de simplifier les conditions exigées pour bénéficier de ce dispositif et d’offrir aux fonctionnaires ultra-marins plus de souplesse et de facilité dans la mise en oeuvre de cet avantage".

Entre 310 (selon la police) et 2.000 personnes (selon les organisateurs) ont manifesté jeudi du Jardin du Luxembourg (VIe) jusqu’au ministère de l’Outre-mer (VIIe) à l’appel de la CGT, de la CFTC, de la FSU et de Solidaires pour "conserver leurs droits", notamment les congés bonifiés et les surpensions de retraites.

LES NOUVELLES CALEDONIENNES du 12 décembre 2008

Nouvelle-Calédonie > Transports - Voyager moins cher


Des billets d’avions moins chers ? Le vœu reste à réaliser. La mise en place de la continuité territoriale et du passeport mobilité n’ont pas suffi. Les prix des billets restent élevés pour ceux ne bénéficiant pas de ces dispositifs. Le secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer et la Délégation interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer (Dimecfom) travaillent ensemble sur trois fronts pour trouver des solutions.


Un fonds de continuité territoriale

Le projet de loi de développement économique pour l’outre-mer (en février au Sénat) prévoit une dotation de 49,1 millions d’euros dans un « Fonds unique de continuité territoriale » (le montant est similaire à celui de 2008). Il rassemblera la dotation de continuité territoriale et le passeport mobilité pour les étudiants. Ces deux dispositifs sont critiqués (rapport de la Cour des comptes 2007) en raison du nombre exponentiel de bénéficiaires, de leurs coûts et de leur mauvaise gestion par les collectivités.

L’Etat a entendu la Cour et va donc reprendre la main. Il gérera le « Fonds unique de continuité territoriale », sauf quand une région ou une collectivité décidera d’abonder au fonds dans une proportion au moins égale à la moitié des crédits. Actuellement, chaque collectivité a ses mécanismes d’attribution, à l’avenir, il n’y en aura qu’un seul, avec des conditions de ressources.

Autre évolution prévue : la continuité territoriale ne concerne plus seulement les liaisons avec Paris. A l’avenir, les ultramarins qui voyageront à l’intérieur même de leur collectivité ainsi qu’au sein d’un même bassin (ex. : Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna) pourront bénéficier du fonds.

Yves Jégo négocie avec les compagnies aériennes, présentes dans tout l’outre-mer, des prix fixes afin d’éviter les hausses en période de pointe. Du coup, avec le même budget que l’année dernière, l’Etat pourrait financer plus de billets. Si un accord est trouvé, il sera possible pour les bénéficiaires des chèques transport de savoir le coût du billet hors taxes qui restera à leur charge.


Des compagnies low cost

Yves Jégo veut démarcher « toutes les compagnies low cost du monde » afin qu’elles desservent l’outre-mer. Il veut faire jouer la concurrence, mais, pour attirer, « il faut démontrer que territoire par territoire la stratégie de développement du tourisme va amener plus de passagers ». Pour le secrétaire d’Etat, l’équation est simple : « + de touristes, + de passagers, + d’avions = des billets moins chers pour tout le monde ». C’est l’une des raisons pour lesquelles le ministre veut booster le tourisme outre-mer. Yves Jégo considère par exemple que la ligne d’Air Caraïbes qui ouvrira le 14 décembre entre Paris et Cayenne mettra Air France face à un concurrent et aura pour effet de baisser les tarifs.

Des compagnies low cost pour les destinations les plus lointaines (Polynésie française et Nouvelle-Calédonie) sont-elles envisageables ?

 

Le 08 décembre 2008 – AFP - Continuité territoriale : L’Etat veut faire baisser le prix des billets DOM-métropole


Le gouvernement est déterminé à obtenir dès 2009 une baisse du prix des billets d’avion entre la métropole et les départements d’Outre-mer, en adoptant s’il le faut une méthode plus coûteuse pour les compagnies aériennes.

Patrick Karam, délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’Outre-mer, en septembre 2008 © DR

 

Dans l’hypothèse où les compagnies refuseraient de signer le projet de convention qui leur a été proposé début novembre au secrétariat d’Etat à l’Outre-mer, l’Elysée a demandé au délégué interministériel Patrick Karam "d’étudier l’option d’un passage par les obligations de service public " (OSP), selon des sources ministérielles contactées samedi.

"Coup de gueule" du chef de l’Etat
Ce changement de stratégie est intervenu après les réticences manifestées par la compagnie réunionnaise
Air Austral, dont une partie du capital est détenue indirectement par les collectivités locales, et un nouveau "coup de gueule" du chef de l’Etat, qui s’occupait déjà de ce dossier lorsqu’il était ministre de l’Intérieur.

Lors d’un déplacement aux Antilles en juin 2006, Nicolas Sarkozy avait affirmé que "la desserte aérienne n’est pas une simple question de transport, c’est la réalité du lien physique entre la métropole et l’Outre-mer". Il avait à ses côtés Olivier Biancarelli et Frédéric Lefebvre. Le premier est chargé aujourd’hui de l’Outre-mer à l’Elysée, le second est porte-parole de l’UMP.

Leur aiguillon était M. Karam, président du lobby CollectifDom et aujourd’hui délégué interministériel. Les prix des billets s’envolant toujours l’été et à Noël, M. Sarkozy a menacé dernièrement de "taper du poing sur la table". Devant les élus d’Outre-mer, le 27 novembre à l’Elysée, il a déclaré : "L’accord, je le veux. En dehors des périodes de pointe, il n’y a pas assez d’avions et, pendant la période de pointe, comme par hasard, on se rend compte que l’Outre-mer, c’est rentable et que le prix des billets explose. Ce n’est pas acceptable".

Nouvelles obligations de service public
M. Sarkozy a ajouté que "
la continuité territoriale, c’est pour aider les clients que vous êtes, ce n’est pas pour financer les compagnies. Je le dis car je crois que l’on n’a pas tout compris. (...) Après avoir aidé la compagnie, je ne vois pas l’aide à la compagnie revenir sur le tarif du billet. Donc, on va être obligé de changer de système".

La Direction générale de l’aviation civile a été aussitôt chargée d’élaborer de nouvelles OSP prévoyant notamment 15% de places dans les avions entre le 15 juin et le 15 septembre et du 20 décembre au 10 janvier au prix le plus bas de la grille tarifaire annuelle. Il y aurait 5% de places par vol au prix le plus bas de la grille tarifaire annuelle, après les réformes en cours sur les aides aux billets d’avion ("congés bonifiés" des fonctionnaires, dotation de continuité territoriale et "passeport mobilité" des étudiants).

Les nouvelles obligations offriraient 33% de réduction sur les prix publics aux personnes défavorisées n’étant pas retournées dans leur collectivité d’origine depuis plus de dix ans, quel que soit le nombre de demandes. Vingt-cinq kilos de bagages seraient autorisés, avec alignement pour les kg supplémentaires sur le prix pratiqué en métropole et facturation à 50% de ce prix pour les déménagements, assortie d’une dégressivité à partir de 15 kg.

Il n’y aurait pas de pénalités sur les changements de billets et remboursement sans frais des annulations, si le prix du billet dépasse d’un tiers le prix le plus bas de la grille tarifaire annuelle. Enfin, des facilités de paiement seraient accordées grâce à des partenariats avec les organismes financiers.

Eric Bassi (AFP)



Interview de Yves Jego, secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer, dans "Aéroportuaire Magazine" de décembre 2008, sur les grandes orientations du budget 2009 pour l'Outre-mer et la garantie de la continuité territoriale avec l'Outre-mer.

Personnalité, fonction : JEGO Yves.

FRANCE. Secrétaire d'Etat à l'outre-mer

Aéroportuaire Magazine : Vous avez annoncé un budget pour 2009 en hausse de près de 10%. Quels sont les axes prioritaires du développement de l'Outre-Mer ?

Yves Jégo : A la suite du discours du Président de la République sur l'Outre-Mer, j'ai présenté la stratégie de croissance pour l'Outre-Mer le 27 novembre dernier, avec 5 priorités majeures : un développement endogène des territoires basé sur un développement économique de secteurs stratégiques prioritaires propres à chacun ; la formation et l'insertion professionnelle des ultramarins notamment par la mobilité, le logement, une préoccupation majeure de nos concitoyens d'Outre-Mer, le désenclavement aérien, maritime et numérique des territoires et la mise en valeur des potentialités de l'extraordinaire richesse naturelle de l'Outre-Mer. Le budget 2009, qui passera effectivement 15,5 milliards d'euros en 2008 à 16,7 en 2009, est au service de cette ambition nouvelle et cohérente.

Aéroportuaire Magazine : Quelle place attribuez-vous aux aéroports et à leur développement dans votre stratégie de croissance pour l'Outre-Mer ?

Yves Jégo : Les aéroports sont les portes d'entrée principales, sinon uniques, des voyageurs vers l'Outre-Mer, avec des distances avec la métropole oscillant entre 4600km (St-Pierre & Miquelon) et 19500 km (Wallis et Futuna). Ils sont, avec la qualité de leurs services, un élément fondamental de l'image laissé aux visiteurs et un facteur majeur de la compétitivité de la desserte aérienne des territoires.

L'Etat a, sur les plate-formes ultramarines, des responsabilités particulières qu'il n'a plus forcément en métropole, puisque ces portes d'entrée sont toutes restées de sa compétence. L'Etat assumera en la matière pleinement ses responsabilités, tant en qualité d'autorité concédante, par exemple à Tahiti-Faa'a, qu'en tant que partenaires des investissements de développement des plate-formes en investissant 16,6Meuros entre 2006 et 2013.

Aéroportuaire Magazine : La desserte de l'Outre-Mer et la continuité territoriale constituent, donc, un des piliers de la stratégie de croissance de l'Outre-Mer. Comment garantissez-vous ce principe de continuité territoriale ?

Yves Jégo : Le premier moyen de développer la continuité territoriale entre les territoires ultramarins et la métropole est d'avoir des tarifs plus attractifs, toute l'année et pour tout le monde : c'est pourquoi l'une de mes actions prioritaires est de développer la concurrence partout où elle peut ou doit l'être, vous me permettrez certainement d'y revenir.

Ensuite, il s'agit d'améliorer les dispositifs financiers existants en faveur de la continuité territoriale. Ceux-ci ont déjà permis, par exemple en 2007, à 110 000 ultramarins de voyager vers la métropole, mais je souhaite réformer le dispositif pour en renforcer la transparence, car il y a aujourd'hui autant de systèmes que de collectivités gestionnaires, systématiser l'attribution de l'aide sous conditions de ressources et élargir le principe de continuité territoriale aux dessertes intérieures, par exemple en Guyane, au niveau des relations régionales, entre Wallis et la Nouvelle-Calédonie pour ne citer que ce cas, ou des territoires étendus et là je pense à la Polynésie française.

Fort des 60 Meuros que je consacrerai à la continuité territoriale en 2009, je m'emploie actuellement à négocier avec les compagnies aériennes desservant les DOM un tarif social de continuité territoriale couplé à un système de bons de transport qui correspondra à une participation financière de l'Etat au prix du billet d'avion. Je veux un système simple et lisible qui me permette de dire à nos compatriotes ultramarins que je leur mets à disposition depuis tel ou tel département 10 000, 20 000 ou 30 000 billets à prix réduits. C'est à cette condition que la continuité territoriale deviendra une réalité pour eux !

Aéroportuaire Magazine : Les premières assises du Tourisme d'Outre-Mer se sont déroulées à Paris le 21 novembre, quelle est votre stratégie de promotion pour les douze destinations ultramarines qui connaissent un recul important de leurs parts de marchés et du nombre de touristes ?

Yves Jégo : Le secteur du tourisme constitue la première recette d'exportation dans la plupart des départements et collectivités d'Outre-Mer et malgré le caractère exceptionnel des sites et la richesse culturelle des territoires, constat d'un recul important des destinations ultramarines, en terme de parts de marché, voire en nombre de touristes pour certaines destinations.

C'est pourquoi j'ai mis en place un plan d'action global pour dynamiser ce secteur stratégique reposant notamment sur un positionnement marketing clair de chacune de nos destinations, des aides financières à l'investissement ou à la rénovation des outils touristiques ou encore la création en 2009 d'une plate-forme de promotion et de commercialisation en ligne. Bien entendu la poursuite des actions visant à renforcer la concurrence entre compagnies aériennes et à favoriser la desserte aérienne répond autant aux préoccupations des professionnels du tourisme qu'à celles de nos compatriotes ultramarins !

Aéroportuaire Magazine : Vous avez annoncé la mise en place d'actions visant à renforcer la concurrence entre compagnies aériennes et à favoriser la desserte aérienne. Mais encore ?

Yves Jégo : Nicolas Sarkozy a pris l'engagement durant la campagne présidentielle de baisser le prix des billets d'avion de et vers l'Outre-Mer et cet engagement, nous le tiendrons. Les ultramarins y sont très attachés ! J'ai la conviction que c'est de la multiplication des actions que peuvent naître des progrès significatifs dans la desserte de nos territoires d'Outre-Mer.

Réforme des congés bonifiés pour lisser l'effet de pointe qu'ils génèrent, défiscalisation du coût d'acquisition des avions dans le cadre d'une amélioration de desserte aérienne, comme cela a été le cas pour Air Caraïbes dans sa nouvelle liaison Paris-Cayenne inaugurée le 15 décembre 2008, négociation avec les compagnies aériennes pour garantir des tarifs réduits dans les périodes les plus fréquentées, sont autant d'actions aujourd'hui dans mon agenda. Il ne faut pas non plus s'interdire d'être imaginatif en étudiant avec les territoires et les compagnies des schémas nouveaux, comme le développement de certaines dessertes vers des hubs régionaux (Wallis-et-Futuna vers Fidji), ou leur renforcement (Tahiti vers Hong Kong ou Los Angeles). Et puis, je souhaite développer une offre low cost vers et depuis l'Outre-Mer.

Aéroportuaire Magazine : Pensez-vous que le développement du trafic low-cost est réellement possible vers les territoires d'Outre-Mer ?

Yves Jégo : Bien entendu et je vais m'employer à le démontrer dans les prochains mois ! Je vais engager une série de contacts avec les compagnies low cost pour examiner avec elles leurs possibilités de développement Outre-Mer, certes sur des lignes régionales où le modèle me paraît parfaitement exportable, mais aussi sur des moyens ou longs courriers où je veux définir avec elles les conditions du succès de leur implantation.

Aéroportuaire Magazine : Vous envisagez de simplifier les OSP imposées aux compagnies aériennes. Est-ce un moyen efficace de dynamiser le trafic charter Outre-Mer ?

Yves Jégo : Des modifications ont eu lieu en octobre 2007 et ont notamment supprimé vers nos départements d'outre-mer l'obligation d'une desserte tout au long de l'année et d'un lien quantitatif entre la capacité haute saison et celle basse saison. Le but est de favoriser l'arrivée de nouveaux acteurs en période de pointe et les charters en font effectivement partie. D'une manière générale, et je vous l'ai déjà indiqué, j'engagerai toute action permettant d'offrir à nos compatriotes ultramarins des conditions de voyage abordables financièrement. C'est là quelque chose auquel ils sont très attachés !

Aéroportuaire Magazine : Qu'entendez-vous par « avoir une vision mondiale du tourisme » ?

Yves Jégo : Dans un contexte de concurrence exacerbée, chaque destination ultramarine doit avoir un positionnement marketing qui fasse clairement apparaître ce que l'on pourra trouver chez elle, certes, mais aussi ce que l'on ne trouvera pas ailleurs. Comment, par exemple, penser que la cuisine créole n'est pas un atout majeur de nos départements d'Amérique à mettre plus en valeur ? C'est ce positionnement en terme d'offre qui doit structurer les actions des différents acteurs du secteur touristique.


Source http://www.outre-mer.gouv.fr, le 29 décembre 2008

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